TAMAGOSHI est à vendre ou à louer pour la Saison 2010, FOR SALE or FOR RENT

mercredi 22 octobre 2008

L'automne c'est l'été

Conditions de rêves ce WE en baie de Quiberon pour la 2e sortie de Tamagoshi. Tout va bien à bord, la mise au point continue et le mât est réglé. Mais on devrait essayer une variante avec un peu moins de quête.

Coté nav, un petit tour de Houat. 0n attaque le tour de Belle Ile le week end prochain ;-)

12 nds grand soleil :
le bonheur
Pour le moment les voiles 2007 remplissent leur office mais il faudra songer bientôt à refaire un nouveau solent.
Côté pilote, l'hydraulique est en rade, comme chaque année, il va falloir s'adonner à la joie des purges d'huiles et autres démontage de circuit.
Les démarches continuent côté sponsors et l'on s'oriente pour le moment vers des partenariats techniques, plus de news bientôt.

jeudi 9 octobre 2008

Tamagoshi se jette à l'eau

Alors que j'étais à deux doigts d'oublier les codes d'accès à ce blog (oh lalalalala désolée d'avoir été si longue) me voilà prête à vous annoncer la nouvelle : Tamagoshi a retrouvé l'élément liquide !!!
Privé de tout espar (mais pas d'espoir) l'engin aquatique errait sans but entre un parking de terre-plein et celui du chantier AMCO.
Mais voilà que le nouveau mât est arrivé, venu de Laponie ? du ciel ? ben presque :
Il faut dire que pendant tout ce temps votre blogeuse pas blageuse ni bégueul bref, juste occupée à tout autre chose ....

faisait donc plein d'autres choses, et vous avez deviné quoi.

Bref, Tamagoshi récupère non pas une skipper ultra motivée mais 2 skippers de choc, prêts à lui en faire voir des milles pour la saison 2009. Caroline et Hervé OLAGNE.



(contrairement à ce qu'on pourrait croire nous
n'avons pas été sponsorisés par Sodebo,
mais merci à Thomas Coville quand même)


Ahem, bon, c'est dit...maintenant :
Objectif TRANSAT 2009 !
Avant cela, on a pas mal de trucs à faire, dans l'ordre : régler le mât, aller naviguer, et surtout offrir au bateau ce qu'il mérite : un SPONSOR et des partenaires.
Alors au boulot, ne m'en veuillez pas, j'y retourne :-)
Mais rassurez vous, maintenant que nous avons plein de choses à raconter sur lui, Tamagoshi va continuer à alimenter ce blog, plus régulièrement on vous le promet.

Au passage, merci à Quentin pour le prêt prolongé de sa remorque, à Franck et à Thierry Fagnent pour leur compréhension.

lundi 7 juillet 2008

Ushuaia, fin del mundo



Ce n'est pas moi qui le dis, mais toutes les devantures de cette station de ski très australe.
Les argentins se targuent de son statut de ville "la plus australe du monde", tandis que les chiliens lui contestent le titre au profit de Puerto Williams qui, vu du Canal Beagle ressemble plus à un campement au pied des montagnes.
Bon, vous l'aurez deviné, nous avons réussi à atteindre le bout du monde, après 12 jours de périple entre le 13 et le 24 juin.
("Le bout du monde" c'est aussi le surnom de la plage de Sainte Adresse au bout de la promenade du Havre sous le Cap de la Hève, là où j'ai commencé à naviguer)

2 jours pour Buenos Aires-Ushuaia, accueilli fraîchement à la sortie du Rio de la Plata par un bon coup de vent, et les prémices de l'hiver australe.
24h de pause à Mar del Plata où 2 équipiers nous ont quitté pour terminer l'aventure en bus. Dernière pièce de boeuf fondante et succulente, désolée pour les végétariens.
Et zou c'est parti pour les 40e rugissants, et les 50e hurlants.Ca commence un peu sec, beau temps mais 25/30 noeuds que le pépère supporte sans soucis, et le vent gentiment mollit et le vent heureusement adonne.

Et nous voilà à l'assaut du grand Sud, à regretter le bon vieux spi déchiré plus tôt et pas réparé parce que franchement de là à penser à une telle fenêtre météo...
Alors on la joue à l'ancienne, GV haute et Yankee 1 tangonné.
Les albatros sont aux rendez vous, les becs jaunes, les yeux noirs, de toutes tailles (jusqu'à 4m d'envergure), comme les Damiers du Cap et les Pétrels. Les Baleines par contre sont aux abonnées absentes, malgré une veille attentive, un vrai scandale ! Remboursez ! Aaaah si j'étais cliente....
Mais je suis une heureuse équipière de Podorange, parmi un bon groupe de personnalités bien différentes les unes des autres, qui apprécient différemment mais unaniment les splendides couleurs du Sud. Un voyageur naturaliste, une journaliste, une monteuse, un étudiant, une ministe, 2 entrepreneurs aventuriers, un maçon oenologue, une ethnologue de la mer, un ingénieur dans l'humanitaire, une prof d'animation et dessinatrice. Mélanger, shaker bien, et vous trouverez l'équipage de ce bateau surprenant.
8 équipiers pour cette dernière étape donc, des repas partagés une fois par jour dans la chaleur du carrés, de longues discussions pour élaborer le menu du jour, du partage et des quarts longs comme la nuit qui dure 17 heures. Pour moi aussi, les retrouvailles avec l'homme que j'aime.
Si ça manquait un peu d'action sur le plan nav, (vus les parages on n'a pas pensé à déposer une réclamation !) le reste m'a redonné le goût de l'équipage. Jamais perdu du reste, mais enfoui au loin et au gré des nav solo et régatières.

MALGRE TOUT, pour le fun, le rêve et l'envie, nous avons dû nous résoudre à éviter le détour par le fameux Cap Horn, Cabo de Horno, le vrai bout du monde de l'autre côté de l'Atlantique.
Le temps se gatait un peu pour le retour du cailloux vers le Canal Beagle.
L'arrivée dans le détroit de Lemaire, entre l'Ile des Etats et le continent, nous a rappelé aussi que les conditions dans les parages pouvaient facilement se corser, comme un passage du Raz de Sein vous remet parfois les idées en place.
L'endroit vous explose au visage de sauvagerie, les hautes montagnes s'y jettent dans la mer sans concessions. Plus d'indiens en pirogue dans les parages mais une atmosphère bien mystérieuse pour le néophyte. Dommage de n'avoir eu le temps de profiter des canaux (principalement chiliens pour le coup)

Une seule envie maintenant, y retourner vite !
Hasta luego

dimanche 15 juin 2008

En route vers Tierra del Fuego

Hola amigos,
un petit mot de Buenos Aires où j'ai rejoins le voilier Podorange en partance vers Ushuaia.
Après une petite semaine de stand-bye, nous sommes plus précisément à Mar del Plata après 2 jours de nav mi paisible, mi musclée, et repartons ce soir vers le Sud. La fenêtre s'ouvre à nous : du portant pendant 5 jours.
Cooool. Ca aidera à supporter le froid et la distance qui reste à couvrir.
Et oui, c'est l'hiver par ici. Et plus on va vers le Sud, plus ça se sent...

Ma petite infidélité à Tamagoshi s'achève fin juin, nous rentrons à la Trin, pour la remise à l'eau tant attendue.

Et puis sans vouloir faire ma mono maniaque, on trouve des minis par ici aussi (et des ministes célèbres) : ci dessous le n°695, notre voisin de ponton à Buenos Aires qui ressemble à un Nacira 650 mais je ne suis pas trop sûre de mon coup. Si vous avez des idées...


Hasta luego !

lundi 12 mai 2008

The blond power

qui est la plus blonde ?

Tandis que Tamagoshi coule des jours heureux au chantier AMCO de la Trinité, le nouveau mât est terminé et le gréement ne saurait tarder.
En attendant, Sébastien Picault dit "Pic" m'invitait sur son nouveau jouet à l'occasion de la Demi Clé 650. Pic est maintenant l'heureux nouveau propriétaire d'un bateau de légende le n°198 "Karen Liquid" qui navigua longtemps sous la patte de son architecte constructeur Séb Magnen, l'homme qui remporta 2 mini-Transat d'affilée, puis sous la menotte d'Adrien Hardy, l'homme qui démâte et remâte tout seul au beau milieu de l'Atlantique et finit 6e de sa 2e Transat...
Bateau de légende on vous dit. Et je peux vous assurer que Pic n'a pas l'intention de faire mentir son rang. IL y prendra le temps qu' il faut mais les objectifs sont clairs. 2 minis sinon rien, une pour apprendre, l'autre pour apprendre aux autres.

Format original de Course, la Demi Clé 650 nous a offert cette année des parcours banane, côtier à Lorient, Hauturier entre Lorient et Morgat, et côtier à Morgat. Le tout sur 3 jours intensifs lors de ce WE du 8 mai/Pentecôte
Particularités : les courses se jouaient à coefficient égal. Notre première banane ratée nous aura un peu pénalisé pour le général mais la paire des blondes a pris sa revanche sur la Demi-Clé 2007 lors du parcours hauturiers. Passage de Belle Ile en 2007 avant derniers, Passage 2008 en Seconde position ! Et même en tête avant la nuit, à l'issu d'un tricotage victorieux à sous les côtes de l'Ile. Magnifiques sensations. Conditions de nav bien tordues, il fallait être attentifs aux ventx évanescents , aux horaires de courants et à la vitesse du bateau. Aux coups de soleil aussi, partis sous la pluie de Lorient pour passer un WE de rêve en plein Finistère. Et à un Raz de Sein toujours surprenant, passé en plein brouillard dans une accélération soudaine et locale qui nous obligeait à prendre un ris après 2 jours de molle. ça consulte les cartes de courant

Mais le réalisme l'emportait et les copains de Faber arrivaient les premiers à Morgat (et nous 4e)
Coiffés d'un cheveux lors de l'ultime manche du dimanche, Faber cédait sa première place au duo Aubrun sur le n°630 PRofil Composite, les diables de frangins toujours dans les bon coups, tenaces, malins et chanceux aussi ce coup ci.
Quant à nous, Karen Liquid obtient une 5e place à égalité de point avec le 4e, Région Nord Pas de Calais (348) Vecteur Plus se classe 3e .
Tous les résutats ici

De quoi redonner une grosse motivation pour remettre Tamagoshi à l'eau et retourner naviguer !!!

jeudi 17 avril 2008

La tête à l'envers

Les néozélandais ne lassent pas de m'étonner : d'abord, ils marchent sur la tête, ensuite, ils naviguent avec des spis de 110m² en mini et des tangons de 4m, puis ils posent les quilles à l'envers sur le bateau, et enfin, alors que tous les minis sont déquillables même les bateaux de série, ils rendent les quilles indéquillables.
Bref, c'est plus possible, non non non ! j'aurais dû lire le mode d'emploi du bateau avant, mais il était ...en japonais de toutes façons.

Menfin voilà, Tamagoshi est rentré en chantier chez AMCO à la Trinité sur Mer, où l'on se gratte la tête, le menton, le coude et plein d'autres endroits pour trouver une solution. En fait, il n'y en a pas, à moins de découper la coque, vous parlez d'un chantier ! Remarquez, c'est solide, pas un poil de jeu sur la quille, juste un petit suintement de rouille comme du poil à gratter.
Bref je pense que le projet déquillage a du plomb dans l'aile. Mais il n'y a pas de quoi s'alarmer non plus car la construction décrite par Liz Wardley ou Chris Sayer semble édifiante. Chris a été tellement traumatisé par son chavirage en 2002 qu' il a pris le parti de construire un bateau très safe en terme de sécurité/étanchéité. Puit de quille étanche, panneau de descente étanche et fixé au bateau avec surbau de 150mm. Le bateau respecte scrupuleusement la jauge OSR sur la sécurité en mer, rendue obligatoire par la Classe Mini ces dernières années, sauf qu' il n'y a pas de toilette à bord.
Voilà où nous en sommes. Côté espar, ya de l'espoir, le nouveau mât arrive fin du mois. Muni de 2 barre de flèches mais une barre de flèche plus petite au 1er étage afin de créer une fente, et équipé d'un étai en tête à barber (comme le dernier mât) pour permettre d'optimiser la surface de voile d'avant.

A part cela tout va bien, je ne suis pas allée aux Canaries car Podorange le bateau de 20m dont je vous parlais dans le précédent post n'a pris son départ de la Rochelle que le 1er avril. Les voilà arrivés en aux Canaries direction la Terre de Feu via le Cap Vert, Rio et Buenos Aires. Moi je les rejoins début juin pour un petit mois de nav inédites.
Pour tout suivre des aventures de Podorange, aller voir sur i-tunes ou bien voile-australe.com Ils réalisent un podcast construit entièrement à bord du bateau car l'équipage compte journaliste, monteuse, cameramen de profession. Objectif, un podcast tous les 3/4 jours.

En attendant de voir Tamagoshi en nav, profitez d'une belle aventure !

mercredi 12 mars 2008

MAT telot si le vent est bon

Je n'avais pas encore réalisé le nombre de jeux que l'on peut imaginer avec le mot mât.
Ma-zette ! Bon j'en garde un petit peu dans ma besace pour avoir en réserve de quoi vous annoncer le re-mâtage de Tamagoshi prévu fin avril.

Mais avant cela, il est plus que temps de vous confirmer le remboursement intégral franchise déduite de mon infortuné espars, intervenu il y a un tout petit mois. 6 mois de perdus mais l'assurance de mener mon petit proto sur l'eau pour cet été. Jamais eu aucune nouvelle du mât volé.
Même pas un petit coup de fil de la gendarmerie.

Côté partenaire, Julbo est à nouveau rentré dans la danse.

Objectifs majeur en 2008 : l'Open Sails course en double de 900 milles avec 2 escales.
+ 2 autres course à définir selon le chantier du bateau et une navigation en Terre de Feu
+ entrainements intensifs à l'automne 2008

Ojbectif 2009 : la Transat 650 ! et oui vous avez bien noté.

Si la version 2008 peut sembler un peu light c'est pour mieux préparer 2009.

En attendant, les forces vives autour de Tamagoshi se mobilisent pour lui offrir un sponsor digne de ce nom.

En ce moment, nous discutons de quelques modifs sur le gréement et d'un nouveau solent.
Tamagoshi rentrera en chantier en avril pour un déquillage de contrôle, l'agrandissement de la trappe arrière et la mise en oeuvre d'un système de sortie du bout dehors.

En attendant, je pars reconnaître le chemin de la première étape à bord d'un gros voilier de course armé pour le charter, Podorange. Départ de la Rochelle vers le 20 mars pour les Canaries.
Le voilier continuera sa route vers la Patagonie via le Brésil tandis que je rentrerai au chevet carbone de Tamagoshi. Pour tout savoir de Podorange et son charmant équipage cliquez
Hasta luego.

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