TAMAGOSHI est à vendre ou à louer pour la Saison 2010, FOR SALE or FOR RENT

lundi 12 mai 2008

The blond power

qui est la plus blonde ?

Tandis que Tamagoshi coule des jours heureux au chantier AMCO de la Trinité, le nouveau mât est terminé et le gréement ne saurait tarder.
En attendant, Sébastien Picault dit "Pic" m'invitait sur son nouveau jouet à l'occasion de la Demi Clé 650. Pic est maintenant l'heureux nouveau propriétaire d'un bateau de légende le n°198 "Karen Liquid" qui navigua longtemps sous la patte de son architecte constructeur Séb Magnen, l'homme qui remporta 2 mini-Transat d'affilée, puis sous la menotte d'Adrien Hardy, l'homme qui démâte et remâte tout seul au beau milieu de l'Atlantique et finit 6e de sa 2e Transat...
Bateau de légende on vous dit. Et je peux vous assurer que Pic n'a pas l'intention de faire mentir son rang. IL y prendra le temps qu' il faut mais les objectifs sont clairs. 2 minis sinon rien, une pour apprendre, l'autre pour apprendre aux autres.

Format original de Course, la Demi Clé 650 nous a offert cette année des parcours banane, côtier à Lorient, Hauturier entre Lorient et Morgat, et côtier à Morgat. Le tout sur 3 jours intensifs lors de ce WE du 8 mai/Pentecôte
Particularités : les courses se jouaient à coefficient égal. Notre première banane ratée nous aura un peu pénalisé pour le général mais la paire des blondes a pris sa revanche sur la Demi-Clé 2007 lors du parcours hauturiers. Passage de Belle Ile en 2007 avant derniers, Passage 2008 en Seconde position ! Et même en tête avant la nuit, à l'issu d'un tricotage victorieux à sous les côtes de l'Ile. Magnifiques sensations. Conditions de nav bien tordues, il fallait être attentifs aux ventx évanescents , aux horaires de courants et à la vitesse du bateau. Aux coups de soleil aussi, partis sous la pluie de Lorient pour passer un WE de rêve en plein Finistère. Et à un Raz de Sein toujours surprenant, passé en plein brouillard dans une accélération soudaine et locale qui nous obligeait à prendre un ris après 2 jours de molle. ça consulte les cartes de courant

Mais le réalisme l'emportait et les copains de Faber arrivaient les premiers à Morgat (et nous 4e)
Coiffés d'un cheveux lors de l'ultime manche du dimanche, Faber cédait sa première place au duo Aubrun sur le n°630 PRofil Composite, les diables de frangins toujours dans les bon coups, tenaces, malins et chanceux aussi ce coup ci.
Quant à nous, Karen Liquid obtient une 5e place à égalité de point avec le 4e, Région Nord Pas de Calais (348) Vecteur Plus se classe 3e .
Tous les résutats ici

De quoi redonner une grosse motivation pour remettre Tamagoshi à l'eau et retourner naviguer !!!

jeudi 17 avril 2008

La tête à l'envers

Les néozélandais ne lassent pas de m'étonner : d'abord, ils marchent sur la tête, ensuite, ils naviguent avec des spis de 110m² en mini et des tangons de 4m, puis ils posent les quilles à l'envers sur le bateau, et enfin, alors que tous les minis sont déquillables même les bateaux de série, ils rendent les quilles indéquillables.
Bref, c'est plus possible, non non non ! j'aurais dû lire le mode d'emploi du bateau avant, mais il était ...en japonais de toutes façons.

Menfin voilà, Tamagoshi est rentré en chantier chez AMCO à la Trinité sur Mer, où l'on se gratte la tête, le menton, le coude et plein d'autres endroits pour trouver une solution. En fait, il n'y en a pas, à moins de découper la coque, vous parlez d'un chantier ! Remarquez, c'est solide, pas un poil de jeu sur la quille, juste un petit suintement de rouille comme du poil à gratter.
Bref je pense que le projet déquillage a du plomb dans l'aile. Mais il n'y a pas de quoi s'alarmer non plus car la construction décrite par Liz Wardley ou Chris Sayer semble édifiante. Chris a été tellement traumatisé par son chavirage en 2002 qu' il a pris le parti de construire un bateau très safe en terme de sécurité/étanchéité. Puit de quille étanche, panneau de descente étanche et fixé au bateau avec surbau de 150mm. Le bateau respecte scrupuleusement la jauge OSR sur la sécurité en mer, rendue obligatoire par la Classe Mini ces dernières années, sauf qu' il n'y a pas de toilette à bord.
Voilà où nous en sommes. Côté espar, ya de l'espoir, le nouveau mât arrive fin du mois. Muni de 2 barre de flèches mais une barre de flèche plus petite au 1er étage afin de créer une fente, et équipé d'un étai en tête à barber (comme le dernier mât) pour permettre d'optimiser la surface de voile d'avant.

A part cela tout va bien, je ne suis pas allée aux Canaries car Podorange le bateau de 20m dont je vous parlais dans le précédent post n'a pris son départ de la Rochelle que le 1er avril. Les voilà arrivés en aux Canaries direction la Terre de Feu via le Cap Vert, Rio et Buenos Aires. Moi je les rejoins début juin pour un petit mois de nav inédites.
Pour tout suivre des aventures de Podorange, aller voir sur i-tunes ou bien voile-australe.com Ils réalisent un podcast construit entièrement à bord du bateau car l'équipage compte journaliste, monteuse, cameramen de profession. Objectif, un podcast tous les 3/4 jours.

En attendant de voir Tamagoshi en nav, profitez d'une belle aventure !

mercredi 12 mars 2008

MAT telot si le vent est bon

Je n'avais pas encore réalisé le nombre de jeux que l'on peut imaginer avec le mot mât.
Ma-zette ! Bon j'en garde un petit peu dans ma besace pour avoir en réserve de quoi vous annoncer le re-mâtage de Tamagoshi prévu fin avril.

Mais avant cela, il est plus que temps de vous confirmer le remboursement intégral franchise déduite de mon infortuné espars, intervenu il y a un tout petit mois. 6 mois de perdus mais l'assurance de mener mon petit proto sur l'eau pour cet été. Jamais eu aucune nouvelle du mât volé.
Même pas un petit coup de fil de la gendarmerie.

Côté partenaire, Julbo est à nouveau rentré dans la danse.

Objectifs majeur en 2008 : l'Open Sails course en double de 900 milles avec 2 escales.
+ 2 autres course à définir selon le chantier du bateau et une navigation en Terre de Feu
+ entrainements intensifs à l'automne 2008

Ojbectif 2009 : la Transat 650 ! et oui vous avez bien noté.

Si la version 2008 peut sembler un peu light c'est pour mieux préparer 2009.

En attendant, les forces vives autour de Tamagoshi se mobilisent pour lui offrir un sponsor digne de ce nom.

En ce moment, nous discutons de quelques modifs sur le gréement et d'un nouveau solent.
Tamagoshi rentrera en chantier en avril pour un déquillage de contrôle, l'agrandissement de la trappe arrière et la mise en oeuvre d'un système de sortie du bout dehors.

En attendant, je pars reconnaître le chemin de la première étape à bord d'un gros voilier de course armé pour le charter, Podorange. Départ de la Rochelle vers le 20 mars pour les Canaries.
Le voilier continuera sa route vers la Patagonie via le Brésil tandis que je rentrerai au chevet carbone de Tamagoshi. Pour tout savoir de Podorange et son charmant équipage cliquez
Hasta luego.

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mardi 8 janvier 2008

2007, une année folle

photo Bruno Bouvry, www.imagesdemer.com


A l’aube de 2008, je vous blogue mes meilleurs vœux pour une nouvelle année de navigations en mer ou… à terre. Si l'on m'avait prédit le fil de l'année 2007 je n'aurais pas cru la voyante. Et pourtant ! Je vous souhaite une année 2008 intense et remplie d'émotions.

De son côté Tamagoshi a insisté pour que je vous dévoile son bilan 2007 alors laissons causer la bête.

" Salut les terriens, comme la plupart d’entre vous et surtout ma skippette, je viens de passer plus de 5 mois au sec. Et moi, quel émoi, 5 mois à ressasser, qui a bien pu voler mon mât ? Sans trouver le moindre indice. Un petit moment de calme relatif après un véritable tourbillon.

Jugez vous-même :

Un chantier d’hiver en forme de relooking,
Une saison bien remplie Open Sails, Open Demi-Clé, Trangascogne, Trophée Map, Chrono 650.
Des rencontres et des ministes dans tous les sens.
Des sponsors, des partenaires.
Pas mal de frustrations sportives en course.
Des situations assez fortes en mer, avec un Golfe de Gascogne à décorner les bigoudennes les plus têtues.
De bonnes sensations en solo, l'envie d'y retourner donc.

Des voiles et des voiles.
Des équipiers sur le pont, et surtout un co-skipper à vie pour ma skippette."

2007, mélange de surprises, de grandes joies et d’évènements de mer plus ou moins tragiques. Mes pensées vont à Patrice qui a perdu la vie lors d’un convoyage qui devait être joyeux et insouciant, à sa femme et ses trois enfants. Et puis, à François, rescapé improbable du Golfe de Gascogne, qui a dérivé 8 j avec son équipier sur un canot de survie en pleines fêtes de Noël.

Merci à tous de votre soutien pour la saison 2007 et de votre suivi du blog. N'hésitez pas à intervenir et réagir à tous les messages.

En 2008, les choses sont loin d’être écrites mais les ébauches s’annoncent passionnantes.

Bon vent et à très bientôt pour le programme des réjouissances.

vendredi 23 novembre 2007

Des Transats en veux tu ? En voilà !

Chers Lecteurs assidus et avides de nouvelles neuves, je vous présente toutes mes excuses pour ce ralentissement du carnet de bord de Tamagoshi.
Tamagoshi se porte bien, toujours sans nouvelle de son mât, mais le dossier de l'expert est bouclé et devrait remonter bientôt sur le bureau d'un régleur de sinistres en assurance (j'ai pas dit "sinistre régleur" en assurance hein, j'ai pas dit)
mais je le dirai s'il ne donne pas une suite très favorable au dossier ;-)

Côté nouvelles vous avez surement comme moi appris l'annonce de l'augmentation du nombre de courses labellisées Mini Transat à une par an à compter de 2009.
Et bien bravo à la Classe Mini. Ce n'est pas franchement une tâche facile de faire face aux mutations de la classe . Mais quand on nous a posé le questionnaire consultatif au printemps concernant une réforme éventuelle du système de qualif, je me disais qu'on pourrait durcir tout ce qu'on voudrait, le problème n° 1 c'est le nombre de concurrents.
Donc face à une augmentation nette de la demande, il fallait augmenter l'offre. Et c'est chose faite.
bien sûr il y a le risque de "banalisation" mais certaines épreuves reines se produisent chaque année. Cela peut au contraire attirer plus l'attention. Et puis cela occupera les internautes car les systèmes de suivies sur les courses sont de plus en plus performants.
Perso, j'ai bien aimé le suivi de la Transat, même s'il y a eu un gros cafouillage à la fin, la communication s'en est plutôt bien sorti cette fois.

Le parcours 2009.....(cliquez pour agrandrir la carte)


Pour en revenir aux réformes en cours, je trouve les décisions prises récemment vraiment intéressantes (obligation de refaire ses 1000 milles perso après 5 ans sans courses) non comptabilisation des milles de la Transat dans le quota de milles etc.
Bon je n'ai pas encore tout compris dans le système des courses qualifiantes entre elles, mais tout cela m'a l'air cohérent et aller dans le sens de la sécurité mais de l'ouverture.
en tous cas, ça bosse dur. Et puis je suis contente, le prochain parcours 2009 nous ramène de la Rochelle au Brésil.

Une fois de plus je vais donner mes pouvoirs de vote lors de l'AG de décembre à Paris (lors du salon nautique de Paris), car le devoir m'appelle sur le stand d'une voilerie dont le nom se termine par "...um"
ATCHOUM ? VADEEMECUM ? CREDO IN UNUM DEUM ? ah ah ah je vous laisse deviner.

Sinon, on fête ce soir la victoire d'Yves le Blévec à la Trinité. Tous les ministes ont l'air rentré et en grand forme.

Voilà, je ne blogue pas d'ici là, rdv à Paris du 30 nov au 9 décembre Hall 2.1 Stand C61 ... pour découvrir l'identité de ce mystérieux acteur du marché de la voilerie .

vendredi 26 octobre 2007


Entamons ce petit billet par des félicitations légitimes et incontournables au grand vainqueur de la Transat 650 : Yves Le Blévec !
Bravo Yves ! c'était splendide, et ta joie tellement belle à l'arrivée.
Connaissez vous d'autres courses où se jouent quasiment à chaque arrivée le remake de la Transat Anglaise avec Tabarly surgissant de la brume ? Sortis presque de nulle part - surtout quand leur balise en panne ne les positionne plus - les petits bateaux déboulent dans la baie de Tous les Saints skippés par des marins barbus, burinés et parfois incrédules. Premier échange avec les représentants de la terre ferme : "y'en a combien d'arrivés ?"
je ne sais pas vous, mais j'adore.
Armel Tripon vainqueur en 2003 avait découvert comme Yves son classement en franchissant la ligne...Armel ne savait pas les démâtages sucessifs de Johnattan MacKee et Samuel Manuard. Il ne savait pas qu'il allait écrire son nom au palmarès. Imaginez l'explosion d'émotion - qui se traduisit chez Armel par des yeux rouges et des larmes discrètes - tandis qu'Yves Le Blévec se mit à sauter partout comme un cabri si l'on en croit les photos en hurlant des "YESSSS" (je lis mal sur les lèvres mais bon)
In-croy-able comme dirait l'autre.
En tous cas, je tire mon chapeau au vainqueur, à classer dans la catégorie pro, qui n'a pas fait mentir son rang. Parce qu'il ne s'agit pas seulement de bien faire son boulot, mais d'encaisser la pression, d'assumer le rang de favoris, d'accepter le fait de savoir si l'on part 4 jours avant le départ etc. Autre coup de chapeau à Sly son préparateur qui a permis de laisser s'exprimer tout le talent créatif d'Yves. Sly skippe le bateau MAAX HAVELAR qui accompagnait la tête de flotte de la Transat.
Voilà, bon j'arrête les satisfecits.

Pour terminer, une petite pensée pour la queue de flotte qui devrait passer non pas 17j en mer mais plutôt 25 !
En particulier, à Pierrick Lainé, skipper du 339 qui exploite le reste de l'année une Bananerais en Côte d'Ivoire.

INTERVIEW DE PIERRICK LAINE AVANT LE DEPART DE LA SECONDE ETAPE

Retour sur ta première étape
Comme tu l'as vu, sportivement la 1ere étape est un fiasco (dernier de la flotte ndlr),mais humainement c'etait top. En fait le départ de La Rochelle ne m'a pas marqué plus qu'un autre. Ensuite forcement on rentre en mode transat, et ça n'a pas la meme saveur que les autres courses.

L'arrivée à Madère :
Après avoir eu des conditions clémentes, l'arrivée constitue quand même un moment très fort : arrivée a 4 du mat,a 8-9 noeuds même après avoir affalé le spi, mer plate, pleine lune, hordes de dauphins, et Madère éclairée de 1000 feux, on aurait dit un immense sapin de noël. C'était à pleurer.

L'escale à Madère :
Tout va bien içi, depuis l'arrivée. J'ai pris le temps de me reposer,d'aller a 1800m,de me baigner...Tout ça sous le soleil. Bref une vraie escale quoi...Le bateau n'ayant eu aucun problème, ça permet de rester serein. Donc après les checks habituels, je peux me concentrer sur la 2e étape. Ton sentiment au moment du grand saut : Donc voila, désormais, cap sur Bahia,c'est sans doute le vrai début. Je pense que ce soir ou demain matin j'aurai le coeur qui bat,comme lors d'un rendez-vous amoureux. Tu connais mon projet et mes conditions, je vis un rêve unique, donc j'en profite chaque jour. Bon, je te laisse, je vais me baigner....pour nettoyer ma coque cette fois ci, dans les douces eaux du port....

jeudi 18 octobre 2007

Les amateurs aux avants-postes

La Transat 650 se professionnalise certes. Mais qu’est ce qu’un professionnel du mini ? On trouve les « pro » plutôt en catégorie proto tandis que chez les séries ça bouge beaucoup avec des gros budgets importés par les concurrents étrangers (KLM, T-Télécom, BPI etc)

En proto, vous trouvez les vrais pros, ceux qui perçoivent un salaire de leur sponsors, ils sont peu nombreux (exemples : Le Blévec, Laureyssens, Salabert) Il y a ceux qui perçoivent un budget, important parfois, mais qui ne leur permet pas de dégager un vrai salaire (Joschke, Deshayes, etc.) Par contre, ils consacrent entièrement leur temps à leur activité Mini.

Ensuite, vous avez les amateurs, avec (Sineau) ou sans budget (Riou) qui ont gardé chacun une activité professionnel à côté. Ce sont les semi-pro plutôt, car on ne peut pas vraiment parler d’activité annexe en évoquant le mini tant l’investissement en temps est énorme, surtout en proto. Ceux-là mènent deux métiers de front, tels des vrais cumulards de la République. Mais ils ne tirent pas vraiment profit de la situation. Soit qu’un emprunt, soit qu’une famille ne les y oblige, soit qu’il soit dans leurs gênes de continuer à pratiquer une activité professionnelle différente. Il ne me vient pas trop à l’esprit de les plaindre, ni de les blâmer, c’est un choix à assumer dans tous les cas.

Je parle d’eux, en particulier de Yann Riou et de David Sineau, parce que ce sont des amis et qu’en plus ils s’octroient respectivement la 8e et la 2ème place du classement actuel de la Transat 650. Respect ! Détrompez-vous si je n’ai pas été assez claire, être amateur ne dispense pas d’ambition sportive ni de résultat. A l’image de David Sineau, un amateur peut viser le podium. C’est le cas de ce dernier, qui a passé 3 ans à optimiser son plan Magnen, et remporté la 2nde étape de la Solitaire entre Les Sables et les Açores en Août dernier. David est chef d’entreprise, marié avec 2 enfants. A personnage multi casquettes, femme exceptionnelle ! Bravo à sa femme Mag, qui supporte tous les avatars de son envahissante passion depuis tout ce temps (2003 en fait, il courait en Pogo 2 à l’époque)

INTERVIEW DE DAVID SINEAU LA VEILLE DU DEPART POUR LE BRESIL

· comment as tu vécu la première étape ? Panne de pilote toute la première journée, 3-4 milles de perdus et ensuite ça part par devant, donc trois jours un peu difficile pour se remotiver, puis bc de plaisir au portant au fur et à mesure des places regagnées au classement. Une arrivée dans la pétole où 2 bateaux me repassent, rageant...
· le bateau, ses perf ? Bateau ok, content d'avoir joué l'allègement car j'avais de bonnes perf au portant medium alors que ce n'était pas son point fort. Magique dans la brise au portant sous pilote avec des pointes à plus de 16 noeuds dans la banette, ces bateaux sont incroyables !!
· le départ/l'arrivée sensations ? Toujours magique le départ, l'arrivée se banalise un peu car beaucoup n'en sont plus à leur première fois.
· l'escale, ambiance etc. C'est joli ici..
· ton sentiment au moment du grand saut ? Envie de bien faire, et de rentrer dans les 5, voire d'éjecter l'un des occupants actuels du podium.


Quant à Yann, sans budget il mène son Caméléon, un plan Rolland de 99 avec brio depuis le départ de Madère. Son bateau n’a pas toute la fraîcheur d’un plan Finot ou Lombard, mais il se bat avec envie pour mener à terme sa traversée. Il a traversé pas mal de galères depuis l’achat de son bateau jusqu’à ces derniers jours d’Août 07 où le bateau a été endommagé lors de manutentions avant le départ pour La Rochelle. Ingénieur, Yann bosse chez Groupama sur le maxi trimaran où il gère toute l’installation informatique. Il ne lâche rien et n'aime pas trop l'idée de naviguer derrière. Il souriait qu'on ne le cite même pas dans les outsider avant de départ, mais dans son for intervieur comptait bien faire mentir les pronostics.

INTERVIEW DE YANN RIOU LA VEILLE DU DEPART POUR LE BRESIL

  • comment as tu vécu la première étape ? Conditions exceptionnelles. Les meilleures en 6 ans de mini. Légère frustration suite à ma mauvaise première journée. L'impression de courir après un autobus tout du long, en sachant que je ne pourrai pas le rattraper.
  • le bateau, ses perf ? découvert pleins de trucs sur le bateau, rapide et sûr au portant sous gennaker
  • le départ/l'arrivée sensations ? Content de partir, content d'arriver. Cerise sur le gato, bateau quasi intact.
  • l'escale, ambiance etc. Fête, repos, balade, météo.
  • ton sentiment au moment du grand saut ? Je sais à quoi je m'attends. Est-ce vraiment un avantage?