TAMAGOSHI est à vendre ou à louer pour la Saison 2010, FOR SALE or FOR RENT

vendredi 28 août 2009

La ber des bers

De passage à la Trinité ce WE pour prendre en charge le dossier "ber" vous savez, ce support en acier, alu ou autre métal permettant de soutenir les coques des bateaux qui ne vont pas sur l'eau, mais sur le terre plein (le parking quoi) du port.
Quoique, il y a des bateaux qui vont sur l'eau sur ber aussi. Par exemple, tous nos petits mini seront rapatriés du Brésil sur leur ber mais dans un cargo qui tel un télésiège de la mer remonte les ministes ivres d'Alizés et de glisse, vers le froid et le brouillard d'un hiver en métropole.
Bon, plus concrètement, j'ai les mains plein de rouilles et un peu mal au dos. Mais nous avons chargé 3 bers démontés embriqués les uns dans les autres sur une remorque plateau qui rejoindra bientôt la Rochelle. Les ber des 236,291 et 439 (les bateaux de Sandrine Bertho, Sébastien Stéphant et Tamagoshi) seront chargés dans un conteneur à destination de Bahia où ils attendront patiemment notre arrivé dans un hangar.
Beau boulot d'équipe en tout cas, et un grand merci au team Actual pour la remorque.

POurquoi ne pas rentrer par la mer ? Parce que le chemin le plus favorable est plus long. L'idéal c'est de rejoindre les Antilles puis de traverser via les Açores à la bonne saison (Printemps)
En gros, il faut avoir un peu de temps. Et ne pas devoir vendre son bateau trop rapidement. Accepter qu'il vieillisse un peu plus vite. Ou alors laisser son bateau et effectuer le retour en plusieurs étapes comme le fit Bernard Morin sur son coco "Jogging INternational" en 2003, d'où il en tira le second tôme de l'"Atlantique en Père Peinard"

Le rapatriement en cargo permet de récupérer son voilier en décembre, parfait pour celui souhaite préparer la saison 2010.
Mais il y a un Hic : le prix, 5500€

il parait que lorsque la mini transat voguait vers les Antilles, certains concurrents restaient là bas plusieurs mois pour profiter des îles, voire, mais je n'ai pas pu vérifier, épris d'émotions fortes, traversaient vers le grand Pacifique...Ca fait rêver ! Et au pire, le rapatriement des Antilles étaient 2 fois moins cher.
Mais bon, je vous parle d'une temps ....

mercredi 19 août 2009

NAV dans les Pertuis

Plus que 25 jours avant la Transat, faut que j'arrête de regarder l'horloge, enfin non, c'est le moment de la regarder pour minuter son organisation.
La bonne nouvelle c'est qu'après 2 semaines de bricolages divers et variés où nous avons refait une jolie trappe de descente à Tamagoshi grace à l'ami Julian, nous avons repris les entraînements sur l'eaau !
Quel bonheur de profiter des conditions parfaites, lundi 23 nds pour essayer le ris dans le spi et hier 12 nds pour le petit gennak.
Aujourd'hui, nouvelle nav au programme en compagnie de Florent, équipier de Podorange, avant d'installer panneaux et piles à combustible pour une nav de 3 jours prévue bientôt.

L'opération Soufflez dans mes voiles marche à plein, je reçois plein de soufles tous les jours et des photos toutes plus belles les unes que les autres.
Il me manque encore le budget pour régler le retour en Cargo de Tamagoshi et une voile toute neuve.

lundi 3 août 2009

LA ROCHELLE, 1ère

Bon, nous voilà à la Rochelle avec Tamagoshi.
Après 2 semaines très intenses, nous avons réussi à quitter le nid. Départ de la Trinité vers 7h du mat, arrivée à 6h le lendemain au terme d'un charmant petit convoyage, tout au portant.
Essai du Code 5, un régal, et des 2 pilotes qui zippent zippent gaiement.
Que du bonheur donc.
Pas d'autres ronds dans l'eau contrairement à mes ambitions de départ, car j'étais assez pressée de rejoindre la Rochelle, Hervé, les affa mar pour une visite médicale et... prendre un peu de repos.
On verra cela dans une semaine. Lorsque Tamagoshi aura reçu sa nouvelle casquette et capot de descente. et puis ses nouvelles batteries, la GV corrigée, son petit gennak.
Vous l'aurez compris, encore une semaine de bricolage et les navigations vont reprendre, cette fois ci en configuration définitive.
J'entre dans la phase de préparation 100% tournée vers le bateau et le skipper, étant quasiment libérée de mon travail.

A très bientôt

dimanche 26 juillet 2009

Dernière remise à l'eau....

....avant le Grand Départ.

Samedi matin, 8h30 au terme d'une semaine particulièrement éprouvante, Tamagoshi s'est jeté à l'eau pour la dernière fois avant le départ de la Transat 6.50, sauf incident de dernière minute.
Il y a 6 ans, participant à ma première Transat 6.50 j'avais remis à l'eau mon Mistral 6.50 Okoumé à 2 jours de mon départ pour la Rochelle, dans les 2 semaines seulement précédent le départ.
Cette fois-ci, Tamagoshi aura l'heureux avantage de naviguer jusqu'au dernier moment, pour des entrainements et mises au point nécessaires notamment l'essai de nouvelles voiles et pilotes automatiques.
Les détails à vérifier sont encore nombreux, mais cela me rassure de savoir qu'on les réglera à l'eau.
Ca va glisser : ces derniers jours, nous avons refait une belle carène au bateau, en décapant l'antifouling et en ponçant soignement le primaire époxy assez inégal par endroit. Certains enduits mal vieillis avait aussi laissé une surface un peu cabossée, plutôt indigne d'un bateau de course.
Nouveaux balcons arrières, nouveaux outriggers, carénage de quille réparé, essai de modification de profil des safrans. Voilà pour les travaux que l'on a pu mener à bien grâce à l'aide précieuse du chantier AMCO à Locmariquer. Suite à une discussion avec l'architecte de Tamagoshi (Brett Bakewell-White) nous avons décidé de laisser dans le bulble les kilos superflus qu'il serait théoriquement possible d'enlever grâce au mât carbone, mais au détriment de la puissance.

Pendant ce temps là, l'opération ""Soufflez dans mes Voiles annonce un beau succès : plus de 111 photos déjà réservées. Il reste encore 199 places.
Surtout, n'oubliez pas de joindre votre photo de vous en train de soufflez dans les voiles à votre contribution. C'est très important aussi pour la réussite de cette opération.

dimanche 19 juillet 2009

Saisie ta chance


On ne le dira jamais assez, décidez de "faire une mini" c'est comme rentrer en religion, le temps d'au moins 2 années, voire souvent beaucoup plus. Sans parler du syndrome post mini dont nous reparlerons.
Un vrai sacerdoce.
Et plus le temps passe et la ligne de départ se rapproche, plus ton attention converge vers ce but ultime : prendre le départ de la fameuse transat 6.50
Alors, exit les velléités de vie sociale, de Week end en amoureux, de soirée peinard au ciné, de festival de musique du monde... toutes les heures se mettent à défiler et chaque minute doit te permettre de rayer une ligne sur la job list qui malgré tous tes efforts s'allonge perfidement, à mesure qu'on rentre dans les détails d'une préparation consciencieuse.
Toi qui liras ces lignes, soit juste bien conscient que le Père supérieur ne plaisante pas avec la jauge, que ta famille devra te partager avec ce rêve envahissant, que tes conversations ne tourneront bientôt plus qu'autour d'économie de poids (pas de Weight Watcher hein !) d'économie tout court, d'appendice, de prendre de l'hydraulique ou de l'électrique, des panneaux solaires ou une pile à combustible. Que tes rêves t'emmèneront surfer dans les Alizés que tu ne connais peut etre pas encore, mais que brutalement tu te reveilleras vers 4h du mat en te demandant : "c'est bien joli mais comment je vais financer tout ça ???"

En fouillant dans quelques vieux papiers de mes débuts en mini transat, j'ai retrouvé une citation de René Char, que m'avait dédicacé un concurrent journaliste :
"Sers ton bonheur, Saisie ta chance, va vers ton risque, à te regarder ils s'habitueront'

Voilà, c'est la dernière ligne droite de l'été. Tamagoshi se fait caresser la carène par des cales de papiers à poncer depuis une semaine. Environ 40h de boulot sous l'oeil expert de Thierry Fagnent du chantier AMCO qui prend toujours des chemins détournés pour te montrer que c'est pas gagné (exemple après 20h de ponçage et le première couche de primaire epoxy : ah ouai, et t'étais contente de toi là ?)
Merci à Hervé et Florent pour leur aide vraiment précieuse. Tout en ponçant la carène, ils ont pu de se faire une jolie carrure d'athlète, de là à me remercier...

remise à l'eau prévue jeudi 23 juillet pour une batterie de tests et d'entrainements.

mercredi 24 juin 2009

Lancement du site www.carolinevieille.com


Grâce à notre partenaire MIURA CONSEILS, créateur de sites internet, nous avons le grand plaisir de vous annoncer le lancement du site internet www.carolinevieille.com

Bien sûr ce blog restera actif car c'est la meilleure façon de pouvoir dialoguer avec mes chers lecteurs.

Mais vous pourrez découvrir l'opération SOUFFLEZ DANS MES VOILES : le principe est simple : vous embarquez à mes côtés à l'occasion de la Transat en m'envoyant votre photo !
Toutes les photos seront collées dans mes voiles. Participation à partir de 25€.

Il est possible de régler en ligne ou de m'envoyer votre règlement :
Seanergie Services
2 impasse des tuileries
56470 la trinité sur mer

pour la photo : seanergie@wanadoo.fr

Voilà, faite circuler l'info ,et merci à tous !

mardi 23 juin 2009

Au coeur des Ténèbres


Nous y sommes donc allés, tourner autour du Phare du Fastnet, le cœur un peu serré au début par la pression d'un départ de flotte, des perspectives météo mitigées et le soucis de bien faire.
Après un prologue dans du vent très mou, abandonné pour cause de réparation à effectuer sur une voile, nous avons quitté Douarnenez dimanche 14 juin à midi, par une brise évanescente.
Départ au vent de la flotte, et direction le fond de la baie ou nous avons aperçu le commencement d'une petite brise. Toujours agréable de se trouver en tête de flotte !
Sortie de la baie happés par des protos accrocheurs et une brise qui s'installe. A l'arrivée dans le Chenal du Four, il faut se creuser la tête pour trouver du courant le plus favorable possible.
Le courant de 3 à 4 noeuds fait l'effet d'un tapis roulant.
Sortie du Four, le vent tombe, le courant demeure un peu. Aller à l'Ouest ? là ou le vent est annoncé ou continuer au Nord avec du courant favorable ? On hésite entre les 2. Là ça se joue à un pouillème de rien du tout : Kickers et Cultisol s'évadent dans une risée tandis qu'on passe la nuit à essayer de gagner 1 mille.
Au petit matin, on frôle dans le paquet de tête mais je commets une petite erreur d'appréciation sur le passage d'une bouée qui coute cher. Désormais, c'est une course poursuite, la flotte file en route directe vers WOlf Rock (pointe sud ouest de l'Angleterre) dans un vent d'Ouest à 16-17 noeuds.
Nous embrayons le train mais la casse brutale d'un bras de tangon suivi de l'outrigger qui sert à tenir le tangon freine directement nos ambitions. Plus possible de mettre notre gennaker (voile plate pour le travers), au demeurant trop grand. LEs nouvelles voiles doivent arriver après le Fastnet, dommage ! Bon on décide de continuer malgré tout, histoire de continuer à casser ce qu'il y a à casser AVANT la Transat. Après WOlf Rock, deuxième nuit en mer, en direction du Fastnet. La Mer d'Irlande nous accueille en douceur, et nous navigons au près tranquillement.
Ca ne va pas durer mais nous le savons bien : la dépression annoncée vient à notre rencontre, à moins que ce ne soit l'inverse et dans la soirée, le vent a adonné, les gennak sont ressortis (sauf le notre!) et le vent monté. 20, 25 noeuds. Puis 25 noeuds établis avec rafales à 28.
Les gennak sont rentrés et nous avionnons littéralement sur les 2 dernières heures sous la pluie et les gerbes d'eau. Sauvage !
Petite question lancinante dans ma tête humide : et ce virement au Fastnet ??? Virer de bord en proto n'a rien d'une sinécure. En ligne droite, ça va, on a ramené la tête de quille à fond, matossé à l'intérieur tout le barda au vent, et c'est la fête. Mais dès qu'il faut virer, on doit anticiper le déplacement des poids et c'est la que la manœuvre devient délicate. POusser la barre n'est rien, il faut encore que le bateau ne soit pas complètement gité, dérape et refuse de virer de bord. Caractériel le proto on vous dit. La manœuvre qui rate s'appelle un MANQUE A VIRER. Et c'est très pénible.
Il faut alors reborder son solent, reprendre de la vitesse et tenter sa chance.
Bref nous arrivons au Fastnet avec une petite appréhension. La nuit noire s'éclaire du halo du phare, dont les contours du rocher se perdent dans les ténèbres. Les vagues balayent le pont.
NOus restons un peu surtoilés pour garder de la puissance. C'est rock'n roll. le Phare est maintenant dépassé. Temps de virer ? Aller on on y va. Ca vire ! Mais en sortie de virement, l'écoute se prend dans le bas étai et l'on se met à déraper à vive allure. Le phare qui était déjà loin se rapproche. "Hervéééééééé, ça passe avec le phare ou bien ??????" Ca parait surréaliste quand on y pense. Hervé découvre la folie d'une course mini, les ambiances sous marins, les manoeuvres en équilibre instable, et et et, ces choix toujours à la limite du raisonnable.
L'écoute est reprise, le phare est passé, on continue !
On envoit un bord dans l'Est en se disant que la suite nous donnera raison (passage du vent au Nord ouest en mollissant) et qu'il sera toujours mieux d'arriver par le Nord. Un peu trop dans l'Est au demeurant. Mais les conditions météo sur zone ne s'améliorent pas, 30 noeuds établis maintenant, il faut changer les voiles d'avant, voir la GV dont une latte s'est envolée.
3e nuit en mer. Balayée par une vague de coté je tombe dans le bateau, entrainant la barre. Le stick se coince, casse, et nous avons viré, et là c'est encore pire que le manque à virer car on n'a rien préparé. La quille se trouve du mauvais coté, le solent à contre, les écoutes mal passées.
il faut au moins 5 longues minutes pour se remettre dans le bon sens et 5 autres pour s'en remettre.

En fin de matinée, le vent se calme et brutalement vire à l'Ouest, étonnant ! La mer demeure hâchée et vraiment mauvaise pour nos bateaux qui se lève dans les vagues et retombent brutalement à plat dans le creux de la suivante. Pas bon du tout ! Mais Tamagoshi a les reins solides. Tentative pour renvoyer le spi .Echec, départ à l'abattée.
On se calme un peu. et le vent aussi et la mer enfin. Il est temps de renvoyer une voile de portant. Nous bricolons un peu et le grand spi peut enfin porter !
4e nuit en mer, on sèche et reposons nos yeux pleins de sels.
Arrivée en Mer d'Iroise le 5e jour, nous affalerons nos spis sur la ligne d'arrivée au terme d'un finish sans grande émulation si ce n'est de réduire l'écart avec les premiers arrivés à 14h. Dernier coucher de soleil en mer, on arrivé !
Finalement, 2 protos n'ayant pas respecté les marques de parcours et quelques abandons plus tard, nous terminerons officiellement 21e.
En tête de flotte la bataille a afait rage entre Kickers et 9 autres prots arrivés en 30 minutes.
Kiclers s'incline devant Cultisol pour ....98 secondes. Incroyable !!!
On est à la fois déçus et super heureux pour l'ami PIC, le skipper de Kickers (le mythique n°198, ex. KAren LIquid) une vraie figure et belle personalité de notre petite communauté ministe. Bien contente de le savoir embarqué sur la Transat 6.50 pour animer la flotte, que ce soit à la VHF ou à terre.
Le WE s'est terminé avec 2 belles soirées de fêtes animées par Pic, sa smala et ses potes des Glénans, institution myhtique où il a glané de très belles amitiés, pour y avoir passé pas moins de 10 ans en tant que responsable du centre.

Et voilà, profitant d'un Noroît encourageant nous avons quitté la soirée de remise des prix, pourtant bien animé pour sauter dans Tamagoshi qui nous ramenait en une petite vingtaine d'heure à la Trinité, sous le soleil d'été. Comme dans un rêve.

Et maintenant, place au repos, ça tire un peu ! au bricolage, et au boulot aussi car les affaires reprennent.