TAMAGOSHI est à vendre ou à louer pour la Saison 2010, FOR SALE or FOR RENT

vendredi 24 août 2007

Chacun cherche son mât

En fait, non, à ma connaissance ce type de vol reste plutôt rare, parce que le mât serait facilement repérable s'il était réutilisé sur un mini-transat, un peu moins sur un autre bateau type sportsboat, et pas trop s'il sert de pilier de luxe pour la table en verre d'un appartement parisien.

Bon alors, il veut une rançon ???? faire offre, anonymat garantie.

Trève de plaisanterie, cette affaire m'ôte une pointe d'optimisme. Mais pas tout, il m'en reste beaucoup. Alors je cherche, comme un bon chien, qui pourrait avoir une idée.

Dernier indice en date : une remorque de F. Class 8 a été volée sur le terre plein de la Trinité entre le dimanche 19 au soir et le mardi 21 au matin...

Ce rebondissement me permet d'admettre la notion d'acte crapuleux. Comme me disait un copain croisé hier en s'exclamant spontanément "mais alors, ça veut dire que ce n'est pas du tout innocent alors !" Indeed.

Merci en tous cas pour le relais sur le net et les nombreux messages de sympathie.

Si certaines personnes victimes de vol veulent me transmettre les caractéristiques de leurs matériels n'hésitez pas, je constitue un fichier dans l'espoir de retrouver le matos un de ces jours.

mercredi 22 août 2007

PERDU DE RECHERCHE

Le mât de TAMAGOSHI a été dérobé sur le terre-plein de la Trinité sur Mer entre le vendredi 17 août au soir et le lundi 20 août au soir. Il se trouvait le long du ber.

Les personnes susceptibles de l'avoir déplacé ont déjà été interrogées mais personne n'y a touché ni ne peut dire ce qui s'est produit pendant le week end.

Le mât peut équiper tout bateau de 7 à 10m, et bien sûr aussi un Mini-Transat en construction/réfection.
Il s'agit d'un mât carbone HEOL COMPOSITES measurant 11,92m, de couleur noire, équipé de 2 étages de barres de flèches type "Boomerang", ainsi qu'un gréement Blew Stoub en PBO, le gréement courant et l'électronique du mât étaient également à poste.
Outre sa fabrication totalement prototype il comporte 3 signes absolument caractéristiques.

N'hésitez pas à me communiquer toute information susceptible de faire avancer l'enquête en me contactant au 0603310962 ou caroline.vieille@wanadoo.fr

MERCI D'AVANCE.
je suis écoeurée.

jeudi 9 août 2007

TRANSAT 650

Ce matin, en ouvrant ma messagerie mail, mon coeur se met à battre : un mail du Grand PAvois, l'organisateur de la TRansat 650.
Oups, et alors, est ce pour m'avertir que je rentre dans la liste des partants à la Transat 650 2007 ????

et non, en voici le contenu :

Bonjour Caroline,
Aujourd'hui c'est un jour très inportant
C'EST TON ANNIVERSAIRE!!!!
Nous te souhaitons:
Santè
Amour
Joie
Et plein de bonne chose
JOYEUX ANNIVERSAIRE!!
L'equipe du Grand Pavois

Ah tiens, merci c'est vrai !
bon, dans un sens je fais un peu partie du club. Mais dans un autre, ils auraient pu me souhaiter de participer à la Transat (je l'aurais peut être moins bien pris)
nous sommes 11e sur la liste d'attente de la course... et je ne pense pas que la liste des inscrits me réserve la moindre chance. Menfin bon, donnons nous encore 1 semaine pour voir...

D'ici là je m'occupe de Tamagoshi qui est au sec sur le Terre -plein de la Trinité et de mes invités du soir. A bon entendeur !

mardi 7 août 2007

TRANS QUI CARTONNE

Alors voilà, mille excuses pour ce teasing involontaire, mais j’avais depuis quelques jours une connection internet limitée et je suis repartie en mer pour ramener TAMAGOSHI à bon port.

Chers amis lecteurs, merci de votre attention, et excusez notre anonyme du post précédent qui à mon avis, intuition féminine, vient d’un pays lointain où il perd petit à petit l’usage du français, mais pas son sens de la formule (bon, je vois qu’entre temps il a signé son post…)

Revenons à nos moutons, PORT BOURGENAY, dimanche 22 juillet. Le réveil sonne dans la chambre d’hôte de Talmont où j’ai élu domicile avant la course ; petit déj entre deux vitrines de bibelots, consultation d’Internet dans le salon envahi par une meute de Yorkshire vendéens dont les plus hardis me lèchent les pieds. Je quitte l’endroit avec une certitude, nous ne partirons pas. C’est dans l’air depuis hier. Une vilaine dépression se creuse sur les cotes ibériques, 35 nœuds fichier cela donne des rafales au minimum de 40nds. On a annulé le Mini Fastnet pour moins que ça. Mais il faut de méfier des certitudes.

9h30, briefing skipper : Denis Hugues annonce un départ imminent pour Santander, en route direct sans passer par Belle Ile. Bon d’accord, faut y aller alors.

Je file au bateau, prépare mon sac, Hervé m’aide pour les derniers préparatifs. Départ à droite sur le plan d’eau, bon départ, mais pas au bon endroit. Mauvais choix donc, mais je me retrouve quand même dans le match.

photo de Stéphanie Gaspari sur le bord de dégagement

Bouée de dégagement, envoi du spi, affalage devant les jetée de Port Bourgenay, ça continue vers les Sables d’Olonne, envoi du gennak… puis affalage. Vent au SE 10noeuds. La suite, c’est du près, on va chercher la bascule qui arrive avec le front.

Ca forcit dans la nuit, doucement, 20, 25, rafales à 30. Mon stick se dévisse et se fait la malle dans un "crac boum plouf" sans appel. Bon, ça commence bien ! 1ris, 2 ris, solent arisé, tourmentin ? zut, le tourmentin refuse de monter sur mon nouvel étai en textile… je le met sur le bas étai, ce n’est pas terrible…puis je vire, un peu tard dans la bascule. Pas terrible sur le classement tout ça.

Au petit matin lundi, le vent forcit, et le baro descend, descend… doucement mais sûrement.

Alternance de grains et d’éclaircit, le vent forcit, 3 ris, re tourmentin, puis, le ciel de traîne… très clair, très lumineux, et très violent. Le baro de ma montre s’affole, de 1000 à 997 hpa en moins d’une heure, dans mes cours météo, ça annonce un phénomène plutôt exceptionnellement mauvais.

Ca continue, en route directe vers Santander, je retrouve sur ma route 2 bateaux de série, dont le 480 de Véronique Morin. Les images sont splendides, malheureusement, j’hésite à quitter la barre pour prendre des photos, j’aurais aimé que vous voyiez. Côté matos, toute l’électronique fixée sur un joli support en tête de mât cet hiver s’est envolée au terme d’une longue et implacable agonie. L’électronique est courcircuitée, il me reste l’antenne et les feux de secours ainsi qu’un petit GPS portable. Je reste à la barre pour parer les déferlantes qui se creusent. Barrer sans stick, c’est assez inconfortable dans la circonstance. La mer fume dans les rafales, ca va bientôt s'arrêter, hein ? non ? ya quelqu'un ?

Véro m'informe par VHF de la neutralisation de la course, il faut rejoindre le port le plus proche. Ah bon, à ce point ? la latte de corne de ma GV joue elle aussi la fille de l’air, et ça fait flop flop, et ça me fait mal de voir à quel point mes voiles soufrent.

Dans le soleil couchant, un avion nous survole, je suis un peu fatiguée et m’imagine tout, sauf qu’il s’agit d’un avion de recherche missionné par le CROSS Etel.

Lundi soir, si la course est annulée alors j’affale tout, enfile ma TPS avec des vêtements sec et décide de rentrer à Santander sous génois afin de préserver mes voiles. Au loin des fumigènes... tiens ? j’interroge Véro qui n’entend pas mon appel. Il s’agit de Francisco Lobato qui vient de faire un 360° avec son Pogo 2 en perdant le son mât … grosse frayeur. J’atteins Santander mardi matin à 9h, à toute petite vitesse dans le vent mollissant. Surprise, il y a une ligne d’arrivée. Moi qui ne suis plus en course depuis la nuit, gloups, plus de 7h perdu dans l’histoire…

Ca me vexe, mais à l’arrivée je découvre que la course a frôlé la catastrophe. 8 déclenchements de balise SARSAT au total et une rescapée, Elodie Riou qui s’est littéralement noyée et qu’un ange gardien persévérant a su ramener parmi nous.

Ci-contre le Tip-Top de Benoit Sineau (juste avant son hélitreuillage) qui flotte démâté entre deux eaux.

Les visages sont marqués mais l’aventure vécue prend le dessus sur le coté tragique. Stéphane Bonvin porte un magnifique cocard suite à un coup de boule de « Marcel For Ever » Chacun fait l’inventaire de ses bobos matériels, les voiles, les girouettes anémos, ou des rafales de vent enregistrées (jusqu’à 53noeufs dans la zone où l'on se trouvait)Et toi Bertrand (Delesne) rien de cassé ? Gros soupir et il lâche d’un air désolé «ben si, nous on a perdu un lazzy-jack (rien d'autre) » ça me fait marrer, aaaah les bateaux de série (il navigue en Mistral 650) ah oui, évidemment, mais en 4 jours d’escale à deux équipiers ils devraient s’en sortir… Il a mis sur son blog une petite vidéo de l'étape.

La flotte a pris des airs d’un troupeau d’Albinos à cause des paquets d’eau salée reçus dans le visage, j’ai les yeux bleus fluo et qui pleurent.

Et puis on est en Espagne, c’est cool, le rythme se cale tout de suite sur fond de tapas et de légèreté. 4 jours de repos bienvenus. Je partage une pension de famille avec Isabelle Joschke, brillante vainqueur de l’étape.

Pour le retour (départ le samedi 28), le scénario s’est inversé, de la molle, voire de la pétole. Plus tranquille mais pas forcément plus facile. Ce sont des conditions parfaites pour les insomniaques et les plus tenaces.

La veille du départ, en montant dans le mât pour remettre une girouette et la drisse de Grand Voile, horreur et frissons, je découvre qu’un ancrage de barre de flèche s’est délaminé, au 2e étage du mât.






Après réflexion j'ai trouvé la cause, accidentelle. Dernière journée de gros labeur donc, pour réparer ce point névralgique. Merci à Yves et Sly pour les outils et la colle, Annabelle (qui va poirauter longtemps sur le pont à me regarder bricoler et manque d'attraper un torticolis) Stéphane (spécialiste du rivet pop) Louis et son coaching, Stéphanie pour les courses, Mumu (Hermine, une as du carénage), Isa et tous les autres pour leur précieuse assistance

Nos bateaux sont amarrés en bordure de chenal à Santander et il y règne un chaos infernal de houle qui provoque quelques chevauchements de mâts et chocs contre les pontons. Grâce à nos coups de gueule et au Président du Comité de course nous parvenons à remettre de l'ordre. En haut des mâts c'est la foire du trône...


Je termine cette dernière journée à l’horaire espagnole, dans la nuit, et complètement cuite de soleil et fatigue.

Qui se paiera la première nuit de course, celle où il ne fallait pas dormir. Pas trop aidée non plus avec un départ moyen déjà massacré par le chalutage de mon gennaker préparé sur le pont pour l'envoi à la bouée de dégagement. Catastrophique, départ de Santander dans les pires conditions.

Et la scoumoune s'acharne, la réparation de ma drisse de grand voile (passée à l’extérieur) cède et la deuxième journée de course se termine sous un ris, sans gennaker puisque la drisse sert pour la GV Bref, tout à l’envers. Et à la bourre. Victoire totale d’Yves Le Blévec, 2e Peter Laureyssens, et 3e Isa. De mon côté, je termine 15e proto (sur 23 inscrits dans la catégorie) Pas vraiment de quoi pavoiser mais on a aura fait l'aller retour.

En série Nicolas Bunoust signe une superbe performance. Aaah et si je transformais Tamagoshi en bateau de série, pour me concentrer sur la nav plutôt que le bricolage ??? Je pense mettre Tamagoshi un peu en vacances pour évacuer quelques frustrations. Histoire de me rappeler que j'ai déjà fait vécu de plus beaux jours sur des bateaux de course.

Pour ce qui concerne la première étape, je retiendrais plusieurs enseignements :

  • On est toujours libre de ne pas prendre le départ d’une course même si ce n’est pas dans notre culture française
  • Ou de rebrousser chemin quand la mer est trop forte, comme l’ont fait quelques concurrents (Antoine Debled ou le Dingo « Guyader » notamment)
  • Ceci dit, l’expérience vécue valait le coup d'être traversée, sauf qu'il faut préparer son bateau à l'éventualité du très gros temps(à force de précautions, on affronte maintenant rarement de telles conditions en course)
  • mon 3e ris est trop bas, ça laisse trop de surface quand le vent souffle à + 40nds cela mériterait un 4e ris discret mais efficace, la voile de cap nécessitant d'affaler toute la GV, ce qui n'est pas très pratique dans le gros temps.
  • je ne me suis jamais sentie en danger car les vagues me bousculaient sans faire de sale coup, cependant peut on se sentir mieux à l'aise en proto plutôt qu'en bateau de série ? tout compte fait, 3 bateaux sur les 8 en détresses étaient des protos et l'un deux d'entre eux ont subi soit un 360° soit 270° ...on a compté 3 retournements parmis les bateaux de série et un autre s'est rempli d'eau.
  • il fallait mieux ne pas trop quitter la barre ! tous les accidents sont arrivés alors que les skippers se trouvaient à l'intérieur ou sous pilote.
  • les premiers ont moins soufferts : moins de vent à l'aller, plus de vent au retour. Comme quoi, il faut toujours mieux être devant (je sais c'est con, mais c'était la vérité vrai du moment)
  • Tamagoshi a été bien construit !
  • sinon, je suis assez contente de n'avoir pas eu à sortir mon radeau de survie par la trappe arrière du bateau car franchement, c'est un truc qui m'a souvent paru surréaliste. on devrait en reparler bientôt avec la Classe Mini d'ailleurs.

  • La Transgascogne, Seb, ce n'est plus ce que c'était : un léger coup de vent au départ, 2 j de régate dans la molle, 3 j de fêtes à l'escale et retour au portant sous légère brise...

mardi 31 juillet 2007

TRANS QUI COGNE

mille excuses pour mon silence de 2 semaines au cours duquel il s est passé plein d'aventures avec une Transgascogne haute en couleur, sportive, "chaude", usante etc.
je vous raconte tout cela d'ici demain soir, le temps de reprendre mes esprits apres ces 10 j de course.
tout va bien a bord !

mardi 17 juillet 2007

Open Sails Simrad B&G


Et nous voilà au seuil d'une nouvelle aventure ibérique.
D'ici le WE qui vient, on enregistrera ma 3e participation à la fameuse Transgascogne, cette course qui vit naitre ma vocation de coureur solitaire et mon goût pour le Gin'to en 2003, breuvage pourtant très anglais mais servi si généreusement du côté de Gijon. En 2005, nous y retournions en proto catégorie double avec Yann Riou sur Caméléon. Et maintenant, avec Tamagoshi, pour un batême du Golfe de Gascogne, lui qui n'a connu que les rivages (grands) bretons.

Mais comment sommes nous parvenus jusqu'à Port Bourgenay ? hein ? Allez on va voir qui suit la saison : Ouiiii c'est bien cela, merci cher lecteur assidu de ce blog, grâce à la course de ralliement Open Sails etc. entre Locmiquélic et POrt Bourgenay.


Avec qui ? un équipier quasi novice du 650 (voir message dans les archives d'avril) mais qui a vécu 3 ans autour du monde sur un bateau de 9m : Hervé Olagne. Il voulait voir en quoi consistait une course Mini et il a été servi, et pour tout dire, je ne l'ai pas ménagé. On envoit le gennak, nan on n'envoit plus, si mais non mais si, mais le grand spi, on affale et on renvoit le reacher, et re gennak. et et et.... faut qu'tu m'montes dans l'mât là, ya des noeuds partout, une fois, deux fois. et crac, le bras de tangon, et pif paf on vire dans l'refus.
bon voilà en résumé quelques moments forts.

En deux mots, voici le récit de la course : j'explique à Hervé comment prendre un bon départ, et notamment le départ babord.... et je rate complètement le mien qui aurait dû être babord vu l'énorme gauche. Bravo à Ecover et Brossard les audacieux, et moi je suis HYPER vexée.
on se rattrape après Pen Men (Parcours réduit : tour de Groix puis libre jusqu'à Port Bourgenay) pour revenir dans les 20 premiers bateux, puis dans les 10. Tamagoshi file gaiement dès qu'un filet de vent s'aventure sur le plan d'eau bien lisse. Avec circonspection nous voyons une partie du groupe de tête reloffer pour s'aventurer entre Belle Ile et la terre, option que nous ne partageons pas, en raison de la bascule à venir et d'un courant moins pénalisant. Au niveau de la route c'est du kif kifl. Envoi du grand Spi et glissades bord à bord avec ADria MOBIL le 509. On le distance, il nous rattrape...et puis dans la nuit noire, les soucis techniques s'enchainent, obligeant à monter 2 fois dans le mât puis à affaler en vrac le gennak car le tangon file sous le vent sans autorisation.
Réparations et on repart. Mais le groupe de tête a filé.
Nuit noire, puis un éclair, jour, nuit, jour nuit, et un coup de tonnerre, tonnerre de Belle Ile, qui se rapproche, des grains tropicaux de pluie lourde et tiède, puis vlan des bascules de vent qui nous font partir à l'envers de la route.
Au petit matin , le vent a tourné à droite, nous navigons au près et l'on vire vers Saint Gilles Croix de Vie en un bord rapprochant. Un peu trop tôt en fait.
Moins de cap que les autres bateaux... on aperçoit le POgo2 Architecture Elémentaire menée par Thomas Bonnier et Tanguy Leglatin. Nous sommes devant mais ils grimpent en cap et filent à terre, on doit renvoyer, pour un bord complètement à l'envers. Puis on enchaine quelques virements bien vus qui nous permettent de mettre de la distance avec nos poursuivants.
Enfin, c'est le bord direct vers l'arrivée, après les Sables d'Olonne, nous atteignons la ligne de Port Bourgenay vers 18h non sans avoir renvoyé le gennak, être remontée dans le mât et renvoyer puis affaler le grand spi. Ouf !

Au final 18e bateau sur 70 (14e proto) à rejoindre Port Bourgenay, on est forcément déçus car Adria Mobil termine lui...2e et le pogo 2 de Thomas 6e et premier bateau de série . Il y a des moments où une pensée fugace me traverse l'esprit. je vous laisse trouver.

Les derniers bateaux englués dans la molle n'atteindront le Port qu'au petit matin....
Retour en bus à Locmiquélic, où je m'endors à peine assise pour me réveiller au pied de ma voiture. Maison 4h du mat.

mardi 10 juillet 2007

CHRONO 650 : la course où l'on est libre d'être le premier...

Slogan en forme de clin d'oeil mais qui va très bien au format de cette très belle course, simple et sans prétention, au parcours facile à comprendre (les instructions de courses tiennent en quelques lignes) mais pleine d'imprévus, de pièges et de surprises.

Tamagoshi au passage de Pen Men - dimanche 8 juillet - photo de Pipof

je reviens donc d'un beau week end de nav à Lorient, où l'on a passé 3 jours à faire des tours de manèges autour de l'ile de Groix dans un vent variable de 1 à 18 noeuds. Echappant à la pluie et à la déprime d'un temps toujours aussi maussade, 25 mini se croisaient en tentant d'effectuer le meilleur Chrono en baie de Lorient.
Départ devant Larmor Plage au sortir de la Citadelle, arrivée au même endroit, choix du sens de rotation, par les CHats ou Pen Men, et à l'horaire souhaitée mais restreint quand même entre 8h du mat et 20h le soir pour que tout le monde puisse profiter de l'ambiance...Organisée avec soin par les filles de ROND DE CHUTE, c'est l'une des courses les plus conviviales et les mieux réussies, tant par l'accueil que le format de course. Dommage que les skippers la négligent un peu. A l'approche de la Transat les bateaux préparent déjà leur chantier d'été.
Tamagoshi à la Base des Sous Marins de Lorient, en face d'un grand frère de 60 pieds, Generali skippé par Yann Eliyès et parrainé par Zizou. Lorient est devenu LE port incontournable pour la course au large où l'on cotoie des MAXI CATA, des 60pieds Open, sans parler des MULTI Groupama, Banque Populaire. etc. Impressionnant !

Résultat des courses :
Après 2 jours un peu "à l'envers" et des chronos moyens, nous avons inversé la tendance dimanche en effectuant le tour le plus rapide de la flotte par les Chats. En choisissant une heure de départ un peu limite par rapport aux horaires d'ouverture de la ligne, mais avec le bonheur de revenir sur la flotte partie en avance, grâce à l'établissement du thermique vers 13h et un vent plus fort qui a balayé les derniers nuages. Une bonne navigation sur un TAMAGOSHI affuté et surtout la réussite nécessaire à ce genre d'exercice. Bref, un peu de chance aussi.
Heureuse d'avoir ravi une manche à Yves Le Blévec "Actual Intérim" qui s'octroie la meilleur Chrono et les meilleurs tours des jours précédents... devant un Yann Riou accrocheur sur "Caméléon", qui revient à la 2e place subtilisée dimanche à Seb Gladu 3e sur "Birvidik"
TAMAGOSHI prend donc la 5e place sur 12 protos derrière David Raison"Dada"qui courait sur son ancien bateau. David comme Yann et moi avait participé à la Transat 2003.

L'autre bonne nouvelle c'est que mon pilote NKE fonctionne maintenant très bien, nous avons pu remplacer les éléments qu'il fallait avant le départ et j'ai eu la satisfaction de courir une première régate solo avec un pilote automatique. Qui s'avère bien utile quand on veut naviguer "propre".
En outre, je pense avoir résolu partiellement mon problème de barre en rentrant un peu plus les safrans, ce qui lui a redonné une douceur bienvenue. Quant au Solent, la question de son réglage semble maintenant acquise, grâce à l'avancée des points de tirs pour lesquels j'ai dû percer quelques trous sur le pont. Pendant la course, nous avons croisé David Raison qui lui a lancé un compliment sur ses formes dont Tamagoshi rougit encore.
le proto 347 Caméléon croisé pendant le tour de l'Ile dimanche

En série c'est Antoine Debled qui reprend sa couronne puisqu'il a déjà remporté la course il y a 2ans. Antoine court en amateur pour le plaisir mais avec un sacré talent. C'est l'un des plus "capé" des ministes avec plus de 10000 milles à son actif. Cécile Hoffart sur son Dingo de série signe également le meilleur temps dimanche. A peine 22ans, cool et pleine d'enthousiasme. Une journée très sexe faible.

Tous les résultats sur seasailsurf.

RDV ce Week-end à Locmiquélic pour l'Open Sails SIMRAD BROOKS and GATEHOUSE etc.

Pipof, le webamster de seasailsurf m'a promis qq clichés pour illustrer cet article, je les mets en ligne dès réception.